Il était une fois en Tunisie (chapitre 1 : Départ à l’Hôtel Dar Naouar)
١ [wae’hid] chapitre 1: Départ à l’Hôtel Dar Naouar :
Le Jeudi 3/07/2008, de bon matin, Isabelle et moi-même partions pour rejoindre Orly, où nous attendait l’avion de 11H25 pour Tunis.
A la gare de Gagny, face au distributeur automatique de la RATP, nous nous trouvions déjà dans l’embarras. Il doit certainement y avoir plusieurs aérodromes à Orly ou plusieurs villes de ce nom car il nous était proposé une kyrielle de tickets et de trajets pour notre destination. Ne parlant pas encore le Ch’arabia, nous options finalement pour le tracé préconisé : l’option RER E /RER C2.
Bien sûr, en cours de route, nous nous apercevions qu’il n’était pas possible de suivre cet itinéraire et dûmes passer par le Orlyval. Il fallut racheter un coupon « tarification spéciale » à 8 euros. Dans la tourmente, je cassai ma valise.
Cependant, nous arrivions tout de même à bon port, pour ne pas dire au bon aéroport. Il était 9H30 alors que le rendez-vous fixé par Amplitude, notre tour opérateur, était à 8H30.
On prétexta le décalage horaire. Bref, Le voyage commençait bien ! En tout cas, les premiers petits ennuis arrivaient signe que les dés étaient jetés. Alea jacta est ! Nous étions prêts pour notre premier grand vol international !
Enregistrement des bagages, fouilles des chaussettes, passages chez Paul pour une dernière petite spécialité française ( un khawa), et nous voilà à 11H nez à nez avec le nez de notre A 300 et des brouettes : Le SIDI BOUSAID.
Moi, je ne connaissais jusque là que le Sidi Brahim. Espérons que le pilote n’est pas des nôtres.
A 11h25, les ceintures serrées, l’estomac noué, nous hasardions quelques dernières considérations terre à terre quand soudain, l’oiseau se mit à vrombir, à trembler pour finalement prendre son essor.
Inclinaison avant, arrière, double looping, virée en direction des nuages…Waou, Isabelle se dit alors qu’elle aurait dû moins manger ce matin. Il faut dire que la machine en avait sous le capot !
Ainsi, le cœur un peu mis à mal mais la tête dans les nuages, nous partions enfin, heureux, vers d’autres horizons.
Il n’était pas 13h ( ثلاثة عشر ساعات , heure locale) que nous approchions déjà de la Tunisie.
Après avoir vu la Corse dans les Alpes, confondu le Rhône et la Loire, et vu la Sardaigne (certainement hors du plan de vol), quelques maux de cœur me réveillèrent.
Comme moi, l’avion piquait du nez !
De plus, Isa me remuait dans tous les sens : elle se sentait assez mal.
Et, quand notre hôte amorça un piqué sur Carthago International, Isabelle rendit à Carthage ce qui était à César. Errare humanum est ! En effet, elle régurgita. Le repas offert dans l’avion serait donc rendu sous forme de bouillie délétère aux aimables hôtesses de Tunisair.
Cependant, en contrebas, de petites bâtisses carrées, blanches et aux toits plats, étaient apparues, de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que nous descendions.
Et bientôt, nous nous posions entre quelques unes d’entre elles, constituant l’aéroport international de Carthage.
Encore tout émotionnés, nous sortîmes rapidement de l’appareil pour rejoindre des navettes de transfert.
Mais là, une chaleur rinçante (comme diraient certains de mes potes), ce qui veut dire en langage courant chaleur insupportable ou caniculaire, nous plomba. Le roi soleil avait chaussé un petit 38°.
Je passe rapidement sur les formalités, les douanes, les bagages qui méritent que nous leur consacrions d’autant moins de temps que cela dure (longtemps).
Nous pensions déjà à l’hôtel, la piscine olympique, les chameaux à une ou deux bosses.
Aussi, il était déjà 16 heures quand nous fîmes connaissance avec la population locale. En montant dans les navettes pour l’hôtel, un jeune homme, vêtu selon la coutûme, nous la fit partager d’une bien étrange façon : Il nous offrit un jasmin avant de nous demander les deux euros qui allaient avec. Bienvenue chers touristes !
Enfin, 20 minutes plus tard, le car nous déposait devant un bel ensemble de petites bâtisses bleues et blanches. Nous allions enfin découvrir notre hôte d’un séjour : la Maison (dar) des fleurs (naouar).