Il était une fois en Tunisie (chapitre 2 : A l’Hôtel Dar Naouar, la maison des fleurs )

Publié le par mathieu M


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[ithnaen ] chapitre 2 : A l’Hôtel Dar Naouar, la maison des fleurs :

 

 

Accueil Dar Naouar : La clef des chambres chef ! bien reçu !

 

Ah l’hôtel Dar Naouar ! avec ces petites bâtisses arabo-mauresques bleues et blanches…


Ah l’hôtel Dar Naouar … et ses patios ombragés, embellis d’hibiscus, de bougainvilliers et de jasmins.

A notre arrivée, nous avions toutefois eut dû mal à nous faire un avis sur l’endroit.




En effet, nous avions à peine posé nos valises dans la salle de réception, quand  le cocktail dit « Dar Naouar », détonnant, nous fût servit pour patienter pendant l’attribution des chambres.

Après avoir avalé le breuvage, celui-ci, de pas moins de 38°, étant un mélange de jus de …(?!), et de boukha, l’eau de vie à base de figue; l’arrivant à franchement du mal à se relever et à quitter l’accueil.

 


Nous, un peu moins flegmatique que les anglais, d’ailleurs peu réprésentés dans l’hôtel, nous réussissions quand même à nous lever pour obtenir les clefs !


_Chambre 240 ! déclara le réceptionniste.


_Ouf ! double soupire de soulagement.




Un, car on ne nous avait pas attribués la
chambre 1408 (voir le film du même nom).



Le second car le réceptionniste tunisien semblait mieux parler le Français que nos Français tunisiens. Nous devrions pouvoir  nous arranger et nous comprendre en cas de problèmes.

 

Nous nous dirigeâmes donc vers notre chambre. En outre, un rendez-vous d’information fut  fixé pour 10 heures le lendemain dans la discothèque de l’hôtel.

Nous passions quelques allées fleuries et trouvions donc notre palier, en même temps que nous faisions connaissance avec nos voisins d’un séjour.

Notre demeure était déjà un ravissement mais comme une mauvaise photo vaut parfois mieux qu’un grand discours, je vous laisserai juger par vous-même.

Le village, comme l’intérieur de la chambre, était tout vêtu de blanc (la paix sur le drapeau tunisien) et de bleu (le désir chez nous): la cadre était idéal pour une semaine en amoureux.

Nous discutâmes quelques instants avec nos nouveaux voisins.


 

« J’ai toujours préféré les voisines aux voisins »

 

Sur le palier d’en face, arrivait un  jeune couple, proche de la quarantaine à eux deux, « Manseaux », « Mancuniens», « Manséens », bref du pays des rillettes.  A une autre porte,  aussi en vis-à vis, s’agitait un couple d’anciens, dont le mari semblait directement revenu du régiment de Tataouine.
Enfin, à notre droite, une sympathique trentenaire, célibataire, accompagnée de son petit de sept ans séjournait là.

A coup sûr, nous aurions bien des choses à nous dire. Nous lancerions bien quelques commérages sur les femmes de ménage, les jardiniers ou encore les pratiques douteuses des cuisiniers de la Tarbouche. Et, nous ne savions pas encore que nous disserterions tant sur les lenteurs de la réception à réparer les climatisations.

 

Quoiqu’il en soit, après le dépôt des bagages et une bonne douche, nous nous tournâmes vers des préoccupations plus essentielles : let’s go to the pool !

 

Pool, Tarbouche and Cie:

 


Ah la piscine… délicieuse, incommensurable, à point ! D’ailleurs, tous les transats semblaient occupés. Aussi,  après quelques timides tours de repérage, à quoi on reconnaît le nouvel arrivant, nous en  prenions deux, non montés, et nous nous installions sous deux palmiers offrant un peu d’ombre.

 

Là, nous faisions connaissance avec deux autres bleus, Olivier et Laure, et vite se fût les premiers plongeons.

Ah le soleil, l’eau, les palmiers et une ambiance chaleureuse ! L’hôtel Dar Nouar tenait ses promesses.

 

Aussi, si des hommes vêtus de maillots «  Sunny club », lançaient déjà des animations de-ci et de-là comme l’aquagym ; des odeurs de préparations culinaires ramenèrent nos estomacs à la raison. Nous nous dirigions donc bientôt vers notre restaurant : La Tarbouche.
 

Passant tour à tour devant les magasins de souvenirs, de vêtements de marques « very cheap », le café Maure puis le bars du « all inclusive » (tout compris), nous arrivions enfin devant cette bâtisse que l’on nommerait en français « couvre-chef », traduction la plus appropriée de la Tarbouche, ce chapeau typique aussi appelé Fez.

Officionados de Rugby, prêts pour la mêlée ! Non, nous laisserons passer les Russes, ayant certainement gardés quelques habitudes du pays et bousculant pour entrer. Nous sommes rentrés tranquillement après les plus affamés.

Le buffet valait bien une photo : salades, plats et desserts en tout genre.

Après pour dire ce que c’était, eh bien, il fallait goûter!

Personnellement et seul, j’insiste sur ce point, j’ai engloutis le ???...., les pâtes que j’ai reconnues, le broubliboulga…, les gâteaux turcs et les beignets au miel, et j’ai fini par…..heu…non pas de la pastèque…mais y’avait de la glace.
Là, vous comprendrez que nous n’allions pas retourner dans la piscine, nous aurions coulé ! Nous nous sommes donc dirigés vers l’amphithéâtre (en réalité un théâtre) d’environ 1000 personnes pour le spectacle de la soirée : Glamour !

 

On the theater, the show did always go on !

 

Comme chaque soir, cela commençait doucement avec le Bingo! Le plus polyglotte des animateurs se présentait sur scène avec un assistant. Et c’etait parti : soixante-dix-sept, sieben-und-siebzig, seventy-seven, en arabe….

A la clef, la gagnant repartait avec le disque de la danse du club : le raï remixé « henna » de cheb Khaled et Cameron.



La partie terminée, l’heure était alors au changement des décors pour la mise en place du spectacle du jour.

Pendant ce temps, nous apprenions alors, entourés des mille personnes ensorcelées,  la chorégraphie du tube de l’été 2006 :  « tfakart douk liyam li kount m3ak shrane elgassba w lgandam..wm3ak dima frhane …henna, henna, eh »… ne me demandez pas ce que cela veut dire.

 

Some minutes later….  “It’s Show time!” lança le présentateur.

Pour mettre encore de l’ambiance et faire monter la température,  il s’assura bien que  personne n’en profitait pour faire une sieste dans un coin de l’impressionnante tribune en poursuivant : “ _Vous êtes fatigués! »

Et le public de répondre : « _On est pas fatigué ! »

Et c’était parti ! Les animateurs du jour, transformés en bêtes de scènes la nuit, nous proposèrent quelques chorégraphies impressionnantes! Duo, danses orientales ou danses classiques… ce fût boulversifiant!

A la fin, après plusieurs Ola, des salves d’applaudissements et un deuxième « Henna » mieux maîtrisé, nous allions nous coucher, las,  bien après le soleil de Tunis !

 Pour connaître les aventures de la nuit, il faut avoir le satellite. Nous avons dû conserver quelques exclusivités pour le 24/24 de Al jazira Tunisie.

 


Premier réveil, premières merveilles !

 

Nous voilà donc déjà au vendredi 7 juillet 2008. La nuit fut agréable dans nos petits lits bleus. Toutefois, la climatisation étant en panne, nous avions décidé de dormir en « open room », autrement dit toutes portes et fenêtres ouvertes.

Aussi, pour qui sait que je ne dors toujours que d’un œil,  craignant plus que tout au monde d’être surpris par l’entrée d’un Ali baba ou de l’un de ses quarante voleurs, on comprendra aisément que le passage des derniers fêtards rentrant se coucher provoqua mon réveil.

Isabelle, elle, dormait comme un gros bébé.


Nous nous levâmes quand même assez rapidement car le déjeuner était servi entre 7H et 10H.

Le buffet ne nous a pas déçus. Et même si, au grand regret d’isa, il n’y avait pas de muffins ; outre les croissants, du pain, du beurre, nous trouvions des œufs, de la pastèque, des jus exotiques et à coté du khawa,  des jus de je ne sais quoi tels le jus de sorgho, le ou la bougha (Je ne me souviens ni de l’orthographe, ni de la prononciation)….

 

Aussi, après un bon petit-déj,  il était temps de partir pour la discothèque! Non il n’y a pas d’erreur, la discothèque ! En fait, c’était là-bas que se déroulait la réunion d’information sur le séjour.

 

Quand information rime avec tentation !

 

Dans une ambiance feutrée, nous apprîmes donc le B-A-BA de l’ABC  du touriste  moyen.

« Par exemple, si vous prenez les taxis, exigez du chauffeur qu’il mette le compteur à zéro! Ne négociez pas un forfait à l’amiable :  les bons compromis ne font pas toujours les bons amis » nous expliqua un intervenant.
Ensuite, on nous présenta les activités payantes dans l’hôtel. Tout à tour, les vendeurs de promenades à chameau, de ballades en quad, de prestations de sports nautiques et le touti quanti défilèrent. Pour notre part, seules les excursions proposées par Amplitude, une  intitulée « Grand Sud » et l’autre "Grand Nord",  nous intéressaient.

Nous savions que cela allait être décisif pour notre séjour.


Aussi, en sortant de là, nous avions des certitudes (on ne ferait pas de jet ski) et des hésitations : l’excursion de 2 jours pour 1350 km dans le "Grand Sud" était un peu chère mais nous tentait grave! 

Finalement,  le temps d’aller déposer une réclamation à la réception pour la climatisation défaillante, on avait craqué.

On paya cash, non pas en dollars mais en dinars, deux sorties :

_ Le "Grand Sud" : « voyage de 1350 km de Tunis aux portes du désert ».

_ Celle au nord : « Tunis- Carthage- Sidi bousaid »

Le lendemain, nous partirions donc dès 3H30 pour un « voyage extraordinaire » vers le sud.En attendant, puisqu’on ne mangerait pas ce midi, on allait profiter à fond de l’ambiance Dar Nouar.

 

Après midi,  heures de folies !


Vite, nous endossions nos petits habits de baigneurs. Et plouf ! Dans la piscine.

Là, histoire de s’amuser un peu, je coulai quelques fois isabelle qui n’offrait qu’une faible résistance. Elle soutient d’ailleurs encore que c’est elle qui avait le dessus. Enfin, bref…

C’était l’heure de l’aquagym avant lequel, la petite danse  rituelle « henna » s’improvisa autour de la piscine.

Eh... !Eh...! On commençait à bien connaître la chorégraphie!

Après l’aquagym, on se tourna vers le tir aux fléchettes animé par Gaston ! Première série de tirs, normal, et seconde sérien à cheval. Eh oui, il fallait tirer sur les genoux de l’animateur qui nous faisait bondir dans tous les sens pour que l’on manque la cible.

Résultat des courses, ou plutôt des tirs : Isa, 3eme ( sur 10) avec 220 points, Mathieu 1er, avec 280 points. On ne m’avait pas dit que j’étais accompagné d’une Amazone ! Pour moi, c’était autre chose :  le cheval animateur devait peser 60 kilos tout mouillé et moi quelques dizaines de plus. La deuxième série de lancés avait été donc légèrement plus aisées.

Enfin, tous deux parmi les heureux gagnants, ou plutôt ne figurant pas dans les 3 derniers perdants,  on se plû à proposer à ces derniers des gages, sans oublier de finir par les jeter à l’eau. 

Aussi, après quelques brasses, la fin de l’après midi approchait déjà. On retourna alors vers nos transats discuter avec Oliver et Laure avant de partir pour le buffet du soir à la hauteur de nos espérances.

Puis, 21H30 sonnant, il était temps d’aller faire un tour vers l’amphi. On commençait à prendre le rythme du club !

Ce vendredi, c’était Bingo et Cabaret club !

Pendant deux heures, un spectacle toujours époustouflant. Là, les animateurs avait travaillés avec les enfants (mini club et club ados) pour proposer des sketchs et des chorégraphies bien ficelés. En professionnel, ils offrirent eux-mêmes quelques pas impressionnants dans des costumes détonnants.

Final : petite danse du club et tous à la discothèque !

Enfin, nous, on avait eut suffisamment d’impressions pour la journée. Nous devions d’ailleurs nous lever à 3H30. Alors, quand le rideau fût tiré, nous tirions nous aussi notre révérence pour nous tourner vers la demeure de Morphée. 

  

 
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Publié dans voyages

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